Arsenal et Arsène

Arsenal et Arsène
Nicolas arrive à Arsenal en janvier 1997 après un transfert de 5 millions de francs seulement ! Il joue son premier match sous les couleurs des gunners le 5 avril 1997, et devra se contenter de 4 matches jusqu'à la fin de la saison.

Arsène Wenger, l'entraîneur français, le prend sous sa coupe et lui donne sa confiance. Il croit en lui, il dit que dès le premier entrainement il a vu quelque chose de magique en lui...

La saison suivante il explose, voit son salaire grimper sur une pente vertigineuse, joue 26 matches et marque 6 buts!
« En me faisant venir à Arsenal, Arsène wenger m'avait dit : Je te jure, tu auras ta chance. Il a tenu parole ».Il sait que le challenge est difficle, il joue aux côtés d'anglais auxquels le public est fidèle, notamment Ian Wright, qui joue au même poste que lui. Néanmoins, il se fait accepter du public et devient le petit prodige français. Il marque son premier but le 9 novembre 1997 contre Manchester; la saison suivante il joue 35 matchs et marque 17 buts !!

Le tableau semble parfait mais Nicolas se sent mal à Londres pour une raison : les tabloïds anglais. Ils ne sont pas tendres avec lui, ils titrent « Anelka has to go ». Il est traqué partout, jusque dans les moindres recoins de sa vie privée, lui qui rêve de discrétion et de tranquillité. Il sait que s'il reste une saison de plus et s'il se déchire, la presse lui tomberait dessus. Alors, contre l'avis de ses frères, il décide de partir.

Mais rien n'est simple car le club d'Arsenal et notamment son Président David Dean ne font ien pour lui faciliter la tâche. On croit que Nicolas va d'abord partir à la Juventus de Turin pour 300 millions de francs, ou pour 200 millions à la Lazio de Rome. C'est au final in extremis que Nicolas s'envole pour Madrid.

Cependant le joueur garde un agréable souvenir de la ville de Londres. Il habitait le quartier de Edgware, au nord, avec son frère aîné Claude et un ami, Salem.

# Posté le vendredi 22 octobre 2004 18:33

Modifié le mardi 31 mai 2005 19:46

Le REAL ou le mythe d'un club qui s'effondre

Le REAL ou le mythe d'un club qui s'effondre
C'est donc pour un transfert de 220 millions de francs, le 2ème plus gros transfert de l'histoire du football à l'époque, derrière celui de l'italien christian Vieri (280 millions), que Nicolas rejoint le club madrilène en début de saison 1999-2000.
Il n'a pas le temps d'effectuer le stage d'avant saison avec ses nouveaux coéquipiers.

Le joueur qualifie lui même sa saison en Espagne de "ratée".
Nicolas arrive dans le club de ses rêves, des envies pleins la tête, un peu d'utopie aussi peut-être.

Malheureusement il va vite déchanter. Le Réal n'est pas seulement un club mythique, c'est aussi une énorme machine, d'un point de vue financier notamment. Les dirigeants, les supporters, et même les joueurs, attendent ce jeune français de 20 ans au tournant. Il a été tranféré pour 220 millions, il "se doit" de marquer 3 buts à chaqumatch. On attend de lui des exploits.

Nicolas croyait avoir connu la pression en Angleterre. Il découvre un véritable déferlement médiatique en Espagne.
Lui habitué aux entrainements à huis clos d'arsène Wenger, il doit s'adapter aux centaines de personnes qui assistent chaque jour aux séances d'entrainement du Réal.

Sur le terrain comme dans les vestiaires, rien ni personne ne lui permet de s'adapter. La plupart des joueurs, surtout les espagnols, Raul et Morientès, ne lui adressent pas un mot, mais en plus Nicolas ne reçoit aucune passe. De plus l'entraineur le fait jouer à un poste qu'il n'affectionne pas. Nicolas se psoe des questions: "Ils m'ont acheté 220 millions pour me faire jouer à un poste qui n'est pas le mien? Je ne comprend pas..."

Nicolas est isolé, il ne marque pas, il perd la motivation de jouer, et refuse de s'entraîner durant 3 jours consécutifs, pour montrer son mécontentement et tenter de faire réagir les dirigeants.
Il écope en retour d'une suspension de 45 jours de salaire de d'emploi, qui sera finalement écourtée après des excuses publiques.

Quel que soit le montant qu'un club ait déboursé pour s'octroyer les qualités d'un joueur, les miracles n'existent pas, et pour que les choses se passent bien, des efforts sont à faire des deux côtés, ppour aider le joueur à s'adapter.
Passe encore que els médias et els supporters soient suffisamment irréfléchis et stupides pour "lyncher" ainsi une personne, mais que dire de l'attitude des joueurs, censés être des professionnels, évoluant dans l'un des meilleur club du monde?
Je ne cherche pas là à dire qu'Anelka est un saint et qu'il a tout fait pour s'adapter au jeu du Réal, je cherche juste à rétablir certaines choses et notamment les conséquences de l'attitude de certaines personnes dans cette année "perdue". Parce que c'est trop facile de "taper" sur quelqu'un de cette manière et de lui attribuer tous les défauts du monde, et notamment le manque de talent.
Nicolas n'est pas doué? C'est une insulte que le Réal se fait à lui même... Il a déboursé 220 millions de francs pour un jeune de 20 ans qui ne sait rien faire avec ses pieds... Il y a de quoi se psoer des questions!

Nicolas réussit néanmoins à retomber sur ses pattes, et finit la saison en marquant 2 buts en demi finale de la ligue des champions, et ajoute ainsi à son palmarès le prestigieux trophée.
Il laisse derrière lui le club madrilène et revient à Paris, pour à nouveau 220 millions d'euros, le 21 juillet 2000.

# Posté le vendredi 22 octobre 2004 18:38

Modifié le dimanche 09 janvier 2005 18:43

La déception PSG

La déception PSG

# Posté le vendredi 22 octobre 2004 18:41

L'entracte Liverpool

L'entracte Liverpool
Face à des tensions croissantes avec le PSG, le club décide donc de prêter son attaquant star au club de Liverpool, ce qui marque le grand retour d'Anelka en Angleterre. Il est prêté de janvier à mai 2002, avec une option d'achat d'environ 26 millions d'euros.
Nicolas est motivé, heureux de retrouver le jeu anglais et d'évoluer aux côtés des Owen et Heskey.
Il marque son premier but pour les Reds le 5 janvier 2002, pour sa 1ère titularisation. Au total, il jouera 20 matches et marquera 4 buts pour Liverpool.

Nicolas se sent plutôt bien à liverpool et aimerait rester, et le PSG se réjouit déjà sur la finalisation de son transfert. Gérard Houllier ]« joue avec les nerfs du PSG et d'Anelka », titre le Parisien le 18 mai 2002. les dirigeants parisiens sont confiants, Alain Cayzhac considère Houllier comme son « ami ».

Mais coup de théâtre, 3 jours plus tard, Houllier dit non au transfert d'Anelka alors que tout semblait réglé (le joueur avait même consenti à une baisse manifeste de son salaire). les dirigeants et le joueur ont l'impression de s'être fait bernés. Claude Anelka dit alors « Houllier ne nous a donné aucune explication ; Nous avons appris sa décision à la télévision. Même pas de sa propre voix. »

Le PSG, même s'il ne se déclare pas inquiet, mais seulement déçu ne voyait pas beaucoup de pistes à part Liverpool. Tout juste un intérêt relatif des 2 clubs de Manchester, United et City. Ce sera finalement vers ce dernier que Nicolas s'envolera.

# Posté le vendredi 22 octobre 2004 18:49

Modifié le mardi 31 mai 2005 19:48

City... la sérennité?

City... la sérennité?
Le 6 juin 2002, Nicolas rejoint donc le club de Manchester City. Il retrouve là bas des joueurs français, tels Ali Benarbia, Djamel Belmadi (qu il avait fréquenté au centre de formation du Paris Saint Germain), David Sommeil ou encore Sylvain Distin (avec qui il avait évolué au PSG).

Kevin Keegan, le coach de City, ne tarit pas d éloges sur Anelka : « Nicolas est sans nul doute le talent le plus incroyable que j ai vu », et il ajoute : « il est l égal d Henry ou de Shearer ». Joli compliment. En effet, le joueur effectue de bonnes saisons à City depuis qu il a rejoint le club en 2002, même si celui-ci n arrive toujours pas à se hisser en haut du classement malgré de très bons joueurs, à l image de Shaun Wright Phillips ou Mikkel Bischoff.

L objectif principal pour Nicolas et pour ses coéquipiers est de maintenir le club en League 1. Le pari est plutôt bien rempli jusqu ici. City se classe 12ème de la League après la 13ème journée, avec 3 victoires, 5 nuls et 5 défaites.

Nicolas apparaît en ce milieu de saison comme le meilleur buteur du club (à égalité avec W. Phillips), avec 4 buts inscrits.

Nicolas semble (j ai bien dit « semble » car encore une fois ne tirons pas de conclusions trop hâtives, dans un sens comme dans l autre) se sentir bien à City. Il a l air plus épanoui, plus posé, plus serein, ce qui se ressent lors des interviews. Il est heureux qu on le laisse plus ou moins tranquille (malgré les polémiques récentes avec Raymond Domenech), qu on le laisse jouer au football, tout simplement

# Posté le vendredi 22 octobre 2004 18:51

Modifié le mercredi 15 juin 2005 15:51